Dépassement (de soi) contrôlé

Avouons-le, nous aussi, nous vous avons parfois incité à «Aller au bout de vos rêves» et à croire que «Tout est possible». Tout cela pour être «Vous, en mieux». Et nous assumons ! Mais il faut bien reconnaître que, parfois, la volonté de repousser nos limites nous emmène un peu plus loin que le raisonnable.

Poussées que nous sommes par la pression sociale, l’image que nous voulons donner, l’éducation de nos parents et les conseils de nos proches plus ou moins bien intentionnés. Il ne s’agit pas de faire sienne la devise du Chat de Gelluck, «Si j’avançais à mon rythme, je n’avancerais pas», mais de faire la part des choses entre ce que l’on veut, ce que l’on croit vouloir et ce que l’on peut raisonnablement faire.

Une autre croyance largement répandue, c’est que nous sommes autonomes. C’est le résultat heureux d’années de combat pour que la femme ne soit plus dépendante de l’homme. Faut-il le rappeler, nous n’avons le droit de vote que depuis 1944, et celui d’avoir un travail et d’ouvrir un compte en banque sans l’accord de notre mari depuis 1965 ! Mais la liberté n’impose pas la solitude. Et pouvoir compter sur les autres, et surtout sur un ou une autre, compagnon, ami(e), partenaire… est une véritable force dans la vie.

Ce n’est pas Lara Fabian qui dira le contraire. À l’aube de la cinquantaine, la chanteuse a trouvé un équilibre professionnel et personnel qui repose aussi sur son mari, Gabriel, qui l’accompagne et la soutient pour le meilleur mais aussi dans les épreuves. Lara, qui avoue sans fard être une «amoureuse incurable», en est convaincue : à deux, on est plus forte. Et on peut plus facilement les dépasser, ces fameuses limites pour atteindre le seul objectif qui en vaille la peine : être heureuse.

Alexandra Fournier, Rédactrice en chef

 

ACHETER