EN HIVER, AVEC LES TEMPÉRATURES BASSES ET LES ÉPISODES DE PLUIE ET DE NEIGE, PAS FACILE DE FAIRE DU SPORT. ET POURTANT, EN CHOISISSANT UNE DISCIPLINE ADAPTÉE ET AVEC UN SOUPÇON DE MOTIVATION, IL EST POSSIBLE DE NE PAS ABANDONNER SES BONNES RÉSOLUTIONS ! TOUR D’HORIZON DES BONNES PRATIQUES.
Par Léa Chapman

La marche nordique

Aussi tonique mais moins traumatisante que le jogging, la marche nordique, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne s’improvise pas. Cette activité dynamique (1 à 2 km/heure de plus que la randonnée pédestre) se pratique avec des bâtons pour propulser le corps en avant et allonger la foulée. Toute ressemblance avec le ski de fond n’est pas fortuite : la marche nordique vient des pays scandinaves. Les athlètes de haut niveau l’ont initiée dans les années 1970 pour continuer à s’entraîner en l’absence de neige. Loin d’être accessoire, l’usage des bâtons sollicite 90% des muscles : pectoraux, biceps, triceps, dos, sangle abdominale, cuisses, fessiers, tout y passe ! Ces efforts musculaires stimulent également la fonction cardio-respiratoire. Non seulement on respire et on récupère mieux, mais on tonifie et on amincit sa silhouette. En une heure, on dépense 400 calories (280 calories en marche classique), le travail du haut du corps augmentant la dépense énergétique de 20 à 40%. Les bâtons de propulsion affinent la taille par la coordination des épaules et du bassin, et servent à travailler le «réflexe d’équilibration», processus par lequel le corps parvient à maintenir sa posture en situation de déséquilibre. Un atout sur le long terme. À ces bienfaits s’ajoutent une meilleure souplesse et une prévention des raideurs articulaires grâce aux bâtons, qui diminuent le poids du corps de 30 à 40%, et aux étirements de fin de séance. La marche nordique s’adresse à tous, quels que soient l’âge et le niveau de pratique sportive.

Comment s’équiper : Une tenue près du corps de type course à pied surmontée d’une veste ou d’un coupe-vent, des chaussures de type course à pied à la semelle souple, peu épaisse et cramponnée, pour ne pas glisser.

Profiter des aménagements urbains

Pour les citadines qui n’ont pas envie de s’enfermer dans une salle de sport ou une piscine mais qui n’ont pas de forêt à côté de chez elle, les aménagements urbains, plus populaires que jamais, nous font de l’œil… et du muscle !

Mobilier sportifs
De nombreuses villes ont installé des aires de sport extérieur, équipées du
mobilier dédié : agrès de fitness, espalier, barres parallèles… qui participent ainsi pleinement à la valorisation du sport en ville. Ces espaces ressemblent à des aires de jeux pour enfants. Que l’on ne s’y trompe pas : bien utilisées, les machines disponibles en extérieur sont de redoutables alliées fitness. En France, près d’un quart des équipements sportifs (23,6%) sont des équipements extérieurs en accès libre. Par exemple, dans Paris intra muros, on trouve de nombreux équipements sous les lignes du métro aérien, la Petite ceinture, les parcs et jardins, les berges de la Seine, du pont Royal au pont de l’Alma (échelles de suspensions, pistes d’accélération, anneaux, cordes…).

Parcours santé dans les parcs
Idéal pour les personnes qui n’aiment pas la course à pied, le parcours santé, aménagé dans certains parcs ou en forêt par les municipalités, casse la morosité sportive. Chaque étape du parcours est aménagée de rondins de bois, d’échelle horizontale ou encore de pont de singe et permet de pratiquer un exercice. On se rend d’une étape à une autre à notre rythme, en sprint ou en petites foulées. Au cœur de l’hiver, une fois armée contre le froid, on apprécie l’association du sport et des éléments naturels.