DYSURIE, POLLAKIURIE, HÉMATURIE, CYSTITE INTERSTITIELLE… CES NOMS BARBARES NE VOUS DISENT SÛREMENT RIEN ET POURTANT, BEAUCOUP D’ENTRE VOUS ONT DÉJÀ SOUFFERT DE GÊNE
URINAIRE.
Par Éléonore Schmitt, Ostéopathe

Au cours de la vie, le corps de la femme doit s’adapter sans cesse… à des changements de poids, à la gravité, à la chirurgie, au temps qui passe… Ses organes pelviens, dont fait partie la vessie, s’acclimatent régulièrement à ces changements. Or, pour bien des femmes évoquer des désordres urinaires équivaut à subir une humiliation totale. Il est grand temps d’éradiquer ces stéréotypes.

Les troubles urinaires, de quoi s’agit-il ?
Les troubles urinaires régoupent l’ensemble des affections et des dysfonctionnements susceptibles de rendre la miction (le fait d’uriner) problématique. La miction est considérée comme étant «normale» lorsqu’elle est indolore, complète et non contrariée. Les troubles urinaires peuvent être de nature et d’origine diverses. Ils sont primitifs dès lors qu’ils sont présents depuis la naissance, et secondaires lorsqu’ils surviennent à la suite d’une lésion, d’une maladie, d’une grossesse…

Qui sont-ils ?
Les troubles urinaires les plus fréquemment observés sont les suivants :
• la dysurie, qui se traduit par un jet d’urine de faible intensité et potentiellement haché ;
• la pollakiurie, qui correspond à une fréquence excessive des mictions ;
• la polyurie, un symptôme caractérisé par l’augmentation du volume des urines (plus de 3 litres par jour) ;
• l’oligurie, un symptôme caractérisé par la diminution du volume des urines (moins de 500 millilitres par jour) ;
• la rétention urinaire, c’est-à-dire l’impossibilité partielle ou totale de vider la vessie ;
• l’hématurie, présence de sang dans les urines ;
• l’incontinence urinaire (fuite), qui se définit par la perte involontaire et incontrôlable d’urine ;
• l’anurie, soit l’absence d’urine dans la vessie ;
• le résidu post-mictionnel, présence d’urines résiduelles après la miction ;
• l’urine trouble, une coloration anormale des urines.

D’ou viennent-ils ?
Les troubles urinaires peuvent avoir une multitude de causes. Ils peuvent ainsi survenir à la pression mécanique exercée sur la vessie lors de la grossesse ou de l’accouchement ; à la suite d’adhérences, du fait d’une endométriose ou résultantes d’une chirurgie abdominopelvienne ; après une irritation prolongée provoquant une perte d’élasticité des tissus, comme cela arrive en cas de cystites interstitielles ou infections urinaires à répétition ; en cas de traumatisme au niveau du bassin comme un chute sur le coccyx. L’étiologie peut encore être psychologique ou découler d’une maladie neurologique comme la sclérose en plaques, Alzheimer ou les atteintes liées au diabète…
À tout problème une solution Des solutions existent pour vous aider à diminuer voire même stopper ces gênes.
Parlez-en ! Les troubles de la vessie sont handicapants, ne les laissez pas paralyser votre vie sociale. De nombreux soignants peuvent vous aiguiller. Il est donc prudent de consulter votre médecin qui s’assure qu’aucune urgence médicale ou pathologie organique dégénérative nécessitant un traitement médicamenteux ou chirurgical n’est nécessaire.

 

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