Un peu de temps pour nous

Dans une – très jolie – chanson, c’est ce que demandait Axelle Red, constatant que 24 heures, ce n’était pas toujours suffisant pour faire tout ce que l’on devait faire, dans notre vie professionnelle, sociale, familiale, mais aussi pour tout le reste : flâner, rêvasser, réfléchir (ou pas), se cultiver, aimer, paresser…
Et la liste de nos envies, celles qui demandent du temps, est longue. Ce n’est pas étonnant si le mouvement «Slow» , qui n’est pourtant pas une nouveauté (il a démarré dans les années 1980) connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.

Alors que certains ne jurent que par l’hyperactivité, la performance, la compétition, la productivité… d’autres, de plus en plus nombreux (et nombreuses !), choisissent de ralentir, ce qui ne veut pas dire ne plus agir ! En reprenant la maîtrise du temps, on peut être plus efficace parce que l’on sait ce que l’on veut, que l’on ne se disperse pas, que l’on se concentre sur l’essentiel, que l’on se nourrit intellectuellement et émotionnellement… comme Joyce Jonathan ou Valérie Benaïm, deux des femmes qui puisent leur énergie dans le positivisme et la bienveillance. Des rencontres éclairantes !

Prendre le temps, c’est aussi sortir des voies toutes tracées, comme Marie-Claude Pietragalla qui a quitté l’Opéra de Paris en pleine gloire pour créer sa propre compagnie, ou comme les deux jeunes prodiges du classique Camille et Julie Berthollet, tout juste 40 ans à elles
deux, qui sortent déjà leur quatrième album en revisitant les chansons françaises qui les ont marquées. L’important, c’est de trouver le rythme qui nous convient et de consacrer du temps à ce qui nous épanouit. Ce qui n’est jamais du temps perdu.

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