À l’approche de la cinquantaine, la chanteuse belgocanadienne, qui a vendu plus de 20 millions d’albums dans le monde, revient avec un opus en Français et une tournée qui s’annonce exceptionnelle. Rencontre avec une femme épanouie

Propos recueillis par Christian Charreyre

 

Pourquoi avoir nommé ce nouvel album «Papillon» ?
C’est un totem qui me vient de ma grandmère. Elle m’appelait «son petit papillon».
C’est un moyen de se rappeler qu’il faut vivre ici et maintenant, goûter l’instant présent, profiter de chaque moment… Une façon de vivre, comme une ode à la contemplation, à la légèreté.

Est-ce un album plus personnel que le précédent, «Camouflage» ?
«Camouflage» faisait référence à notre tendance à porter des masques. Cet album est sans doute plus personnel mais surtout plus lumineux. Je voulais exprimer la gratitude qu’il faut avoir quand on a la chance de vivre entourée de gens qui vous aiment. Je l’ai écrit dans un état d’esprit très paisible et serein, un espace intérieur très inspiré et très en phase avec la femme que je suis. Nous sommes toujours ce que nous sommes. Dans cet album, je ne suis pas dans la formulation intellectuelle d’une émotion, plutôt dans la connexion à ma vérité. Je pense que c’est un album qui grandit en l’écoutant. Il entre dans vos cellules tout doucement.

«À l’approche de la cinquantaine, j’éprouve une sorte de mélange entre la sérénité et la reconnaissance»


Est-ce votre état d’esprit actuel ?

Quand on approche la cinquantaine [Lara fêtera son anniversaire le 9 janvier, NDLR], il y a quelque chose qui se produit… ou non. Pour ma part, j’éprouve une sorte de mélange entre la sérénité et la reconnaissance, et l’envie de regarder tout ce qui est beau dans ma vie.

Vous signez un album de chansons d’amour. Une volonté ?
Je suis une incurable de l’amour ! Comme chanteuse, comme auteure, comme femme [rires]. D’ailleurs, c’est quand même le thème principal de toutes les grandes chansons, non ? Certains thèmes sont plus lourds que d’autres, mais c’est un album qui renoue avec l’ancienne tradition que je cultive pour les chansons d’amour. Je pose la question : que ferait-on s’il nous restait vingt-quatre heures à vivre ?

 

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