En 10 ans – déjà ! –, cette «fille d’aujourd’hui» s’est imposée comme l’une des valeurs sûres de la chanson française. À l’occasion de la sortie de son quatrième album, rencontre avec celle qui est clairement branchée sur ON

Propos recueillis par Alexandra Fournier

«Dans mes chansons, j’ai toujours parlé de ce que je ressentais, de manière très spontanée».

Comment est né ce nouvel album ?
J’ai la chance que mes albums sortent en Chine et je suis souvent invitée à faire des concerts et des émissions là-bas. J’ai même fait une émission du Nouvel An qui a été vue par 350 millions de téléspectateurs, ce qui est quand même fou ! Il y a environ un an et demi, je revenais d’une tournée assez intense en Asie, dans trois pays, avec pratiquement un concert chaque soir dans une ville différente. Ce sont toujours des voyages épanouissants, hyper enrichissants, où l’on apprend plein de choses, parce qu’on est en éveil, beaucoup plus ouvert à la surprise. En rentrant, j’avais beaucoup de thèmes de chansons.

À commencer par ON, le premier single, qui donne son nom à l’album ?
Oui, je me sentais très connectée avec la vie. ON est vraiment une chanson d’éveil, l’idée qu’il faut se rendre compte de l’endroit où l’on est, des gens que l’on croise. Bien sûr, on peut avoir des déconvenues, cela fait même partie de la vie. Parfois on va même les chercher [rires], d’autres fois, on a envie de se battre, de construire de manière durable et d’arrêter de faire n’importe quoi.

Cette chanson redonne de l’énergie. Était-ce l’effet recherché ?
Cela me fait plaisir, en tout cas. Avec «ON», c’est l’attractivité de l’énergie positive, peut-être un souvenir des trois cours de techno que j’ai fait au collège [rires]. Je pense qu’on attire des bonnes choses quand on est dans de bonnes conditions. Quelqu’un qui fait la gueule, on n’a pas envie de lui parler, de l’aider, de s’intéresser à lui. L’énergie positive, c’est un cercle vertueux. Parfois, quand on est déprimé, on quitte ce cercle vertueux pour entrer dans un cercle vicieux. Là, il faut s’en échapper très vite et trouver les moyens de se remettre dans une énergie positive. Parce que cette énergie positive, c’est nous qui la véhiculons.

Est-ce pour faire passer ce message que vous avez choisi le sujet du clip?
Tout à fait, je me sentais moi-même tellement ON sur cette chanson que j’avais envie de traduire cet état d’esprit. Et le sport, c’est quelque chose de très positif. Je trouve ça génial de se dire que, quand on commence une activité sportive, quelle qu’elle soit, on se sent toujours mieux après. On est actif, on se fait du bien, on est éveillé, on se sent vivant. Cette chanson est une course pour la vie, vers la vie. Et moi, je veux transmettre des bonnes énergies.

À l’image de ce premier single, il y a dans cet album des titres plus dansants, avec une tonalité musicale différente…
Je ne me sens pas du tout différente, j’ai l’impression d’être la même depuis que j’ai 2 ans [rires]. En revanche, j’ai beaucoup appris. Et ce sont les personnes avec qui j’ai travaillé qui m’ont emmenée dans de nouvelles directions. Les premiers albums étaient plus acoustiques, à l’image du premier que j’ai travaillé avec Louis Bertignac. Quand j’écoute une chanson, j’ai besoin d’entendre les paroles et la mélodie, de me dire que je vais pouvoir la chanter chez moi, juste à la guitare ou au piano. Ce quatrième album, je l’ai fait avec une nouvelle équipe, Matthieu Mendès, David Marouani et Fred Savion, qui font des arrangements un peu plus sophistiqués. On s’est super bien entendu la première fois qu’on s’est vu. Et je me suis rendue compte que cela ne dénaturait pas les chansons. Je me suis donc permis une production un peu plus élaborée.

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