«EN S’ACCEPTANT, ON PEUT ÊTRE HEUREUX»

Commissaire de caractère dans la série policière de france 3, gwendoline hamon est comme son personnage : authentique ! Chez elle, «pas de langue de bois et beaucoup d’empathie». Une femme indépendante aux multiples talents qui n’hésite pas à s’engager pour les causes qui lui tiennent à coeur.
Propos receuillis par alexandra fournier

 

Jessy UGOLIN (Nicky), Dominique PINON (Jean PIerre Marchand), Gwendoline HAMON (Cassandre), Alexandre VARGA (Pascal Rolche)

Comment avez-vous été choisie pour incarner Florence Cassandre ?
C’est Francoise Menidray, directrice de casting, qui m’a proposée à Laurence Bachmann et Emmanuelle Samoyault les productrices, et à Anne Holmes qui dirigeait la fiction de France 3.

Pensiez-vous que cela remporterait un tel succès ?
Non, on ne sait jamais quelles sont les recettes d’un succès. D’autant qu’il y a pléthore de polars, un genre dont raffolent les Français. C’est donc «casse gueule» car il est difficile de renouveler le genre. En revanche, j’avais conscience qu’on me confiait un rôle titre de pilote qui allait peut-être devenir une série et que j’avais une responsabilité à endosser pour le faire exister, grandir et que le public ait envie de l’aimer et le suivre.

Gwendoline HAMON

Qu’est-ce fait la spécificité de Cassandre ?
C’est une femme comme les autres, avec ses névroses, ses fragilités, ses forces mais elle accepte qui elle est sans essayer de feinter. Elle assume tout et ne peut pas s’empêcher d’être cash dans ses rapports avec les autres, quelle que soit la situation. Elle assume également cette forme de bourgeoisie qu’elle a voulue, gagnée, probablement en opposition à une enfance sans père dans un milieu assez simple car sa mère qu’on ne connaît pas encore tenait un bar tabac et a dû être rude avec elle. C’est une mère louve, qui a peur pour son fils plus qu’une autre car, étant flic et confrontée à la violence, la précarité, la misère, elle a tendance à être «paranoïaque». Et puis elle s’accroche à la seule personne qui lui rappelle qu’elle a construit quelque chose malgré sa solitude sentimentale.

 

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