Le marché du bio est en pleine expansion. Répondant aux attentes des Français en matière de qualité et de traçabilité, ces produits séduisent une clientèle toujours plus large et s’installent peu à peu dans nos habitudes. Comment les repérer ? Quelles sont les garanties des différents labels ?

Denrées alimentaires, cosmétiques ou encore produits d’entretien, la vente de produits bio se développe dans des enseignes spécialisées mais aussi dans les grandes surfaces. Les raisons ? Méfiance envers les conséquences que les produits chimiques peuvent avoir sur la santé à moyen ou long terme, qualité nutritionnelle et gustative des produits, retour à la saisonnalité…

QU’EST-CE QU’UN PRODUIT BIO ?

Ces produits sont composés d’ingrédients issus de l’agriculture biologique qui est un mode de culture et de transformation fondé sur le respect de l’environnement (pas de recours aux engrais chimiques de synthèse, aux OGM, aux pesticides), de la biodiversité et du bien-être animal. Consommer bio, c’est consommer responsable. Pour les produits alimentaires, seuls ceux composés de plus de 95% d’ingrédients agricoles biologiques peuvent comporter sur leur étiquetage les termes «biologique» ou «bio». En-dessous de 95% d’ingrédients agricoles biologiques, ces termes ne peuvent apparaître que dans la liste des ingrédients, qui doit mentionner : les ingrédients biologiques, le pourcentage total d’ingrédients biologiques par rapport à la quantité totale d’ingrédients d’origine agricole. Dans tous les cas, l’étiquetage du produit doit comporter le numéro de l’organisme certificateur.

REPÉRER LES PRODUITS BIO

– Depuis juillet 2010, le logo «Euro-feuille» est obligatoire pour les produits bio. Il doit être accompagné d’une mention précisant l’origine des matières premières ainsi que du numéro de l’organisme certificateur.

– Le logo «AB» français reste facultatif mais peut être utilisé si le produit contient au moins 95% d’ingrédients agricoles certifiés biologiques.
Pour obtenir ces labels, les professionnels doivent être certifiés par des organismes agréés par les pouvoirs publics. Les logos «AB» et «Eurofeuille» concernent les produits alimentaires issus de l’agriculture non-transformée (fruits, céréales, coton, lait…) destinés à l’alimentation humaine (fromages, pain, plats cuisinés…) et animale.
À noter que certains acteurs privés ou associatifs ont également créé leurs propres labels imposant des règles de production plus strictes. Certains magasins spécialisés ont même établi leur propre cahier des charges pour sélectionner les produits bio proposés à la vente.

COSMÉTIQUES, PRODUITS DE NETTOYAGE, TEXTILES…

Pour les produits non-alimentaires ou non-agricoles, comme les cosmétiques ou l’habillement, il n’existe en revanche pas de réglementation. L’utilisation du terme «bio» n’est ainsi possible que si le produit contient des ingrédients certifiés biologiques. Ainsi, notre tee-shirt ou notre crème de soins ne sont pas «bio», mais le coton ou les ingrédients qui les composent peuvent eux être issus de l’agriculture biologique. Ces «labels» relèvent donc de démarches privées. Ces démarches ont chacune des critères différents notamment concernant la qualité des matières. Ainsi, il existe plusieurs dizaines de labels environnementaux pouvant être attribués aux produits non alimentaires. Parmi eux, on retrouve «Cosmébio», «Bio cohérence», «Nature & Progrès», «Nature» dont la charte est très exigeante ou encore «Ecocert». Ce dernier certifie que les produits cosmétiques concernés contiennent au minimum 95% d’ingrédients d’origine naturelle et sont transformés selon des procédés respectueux de l’environnement. Les parfums et colorants de synthèse ainsi que les silicones sont interdits dans leur composition. Il garantit que les cosmétiques ne sont pas testés sur les animaux et ne contiennent pas de matières premières animales.
Pour un produit non alimentaire, seul le composant agricole peut être qualifié de «bio». Par exemple, ce n’est pas le tee-shirt mais le coton qui est «bio». De même, le produit doit être composé d’une part significative d’ingrédients d’origine agricole certifiés biologiques, et ne doit contenir que très peu ou pas du tout de substances chimiques de synthèse. En outre, l’entreprise ne doit pas minimiser le risque pour la santé ou l’environnement d’un produit qui serait classé parmi les substances et préparations dangereuses. Enfin, les informations suivantes doivent figurer sur l’étiquette : la liste des ingrédients issus de l’agriculture biologique qui composent le produit et le pourcentage de ces ingrédients dans l’ensemble du produit. À noter : l’eau n’est pas un produit issu de l’agriculture. Elle ne peut donc pas être «bio» ! Cependant, pour certains produits (eaux démaquillantes, nettoyants vitres, cosmétiques) qui peuvent contenir plus de 90 % d’eau, le pourcentage d’ingrédients issus de l’agriculture biologique dans l’ensemble du produit peut être faible mais pour autant se révéler significatif.

 

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